Pendant longtemps, le maloya fut banni par les autorités réunionnaises. Les temps changent. Aujourd’hui, il vit en pleine lumière grâce à ces guerriers de l’ombre qui ont tout fait pour qu’il ne meure pas. Parmi ceux ayant choisi de se mobiliser en sa faveur et pour la reconnaissance de la langue créole, hier complètement niée par les élites locales, figure aux avant-postes le groupe Ziskakan.

Créé en 1979 sous la forme d’une association culturelle ayant pour but « la valorisation et la propagation de la culture réunionnaise », Ziskakan va au départ faire figure de laboratoire d’études pour la langue créole. Mais Ziskakan est aussi un véritable groupe artistique. Un ensemble militant qui à travers le théâtre, la poésie, la danse, le chant, le conte, la musique, perpétue tout un faisceau de valeurs représentatives de la culture réunionnaise.

Le groupe enregistre son premier album (autofinancé) et commence à tourner en dehors de l’île de la Réunion (Maurice et Seychelles). En 1983, sort un double album (encore autofinancé), « Pei Bato Fou », suivi en 1987 par « Moringer » (toujours autofinancé). Fin 1988 et début 1989, Ziskakan brandit pour la première fois l’étendard du maloya en métropole.

D’autres albums suivent, au cours desquels Ziskakan, emmené par son charismatique leader, d’origine tamoule, Gilbert Pounia, ne cesse de développer une conception moderne du maloya sans en renier les racines.


For a long time, maloya was banned by Reunions authorities. Time changes. Today, it lives under the spotlight thanks to warriors who fought in the shadows to preserve it. Among these who have chosen to gather in its favour and for the recognition of the creole language, yesterday completely denied by local authorities, we have on the frontline the group Ziskakan.

Created in 1979 as an association to promote “the Reunion’s local culture”, Ziskakan will first begin as a laboratory to study creole language. But Ziskakan is also a real artistic group. A group of activists who through theatre, poetry, dance, singing, tales, music, to perpetuate all the representative values of the Reunion’s culture.

The group records its first album (self-financed) and begins its tour outside the island. In 1983, they release a double album (again self-financed), “Pei Bato Fou”, followed in 1987 by “Moringer” (still self-financed). At the end of 1988, Ziskakan waves for the first time the maloya’s banner in the metropole.

Other albums will follow, in which Ziskakan leaded by his charismatic singer, with tamoule origins, Gilbert Pounia, can’t stop developing a new maloya’s modern conception without denying its roots.

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